Plan du blog.

Bienvenue sur mon blog!

Alors, par souci de practicité, j'ai décidé de vous mettre le plan du blog en première page! Alors bonne visite...
(PS, les coms sont sur l'article suivant héhé)

Je vous laisse faire votre choix parmi la liste de nouvelles suivantes:

- Critique de Salem et Everworld Ici !

- Depuis ce jour... (jusqu'où peut nous emmener le complexe d'Oedipe?) Ici !

- Le Réveil Là !

- L'Archange Lui il est là !

- Un peu autour de moi (pour en connaître plus sur ma vie) Ici !

- Le Pays Fantastique Ici même très cher(e) !

- A tous ceux qui visitent ce blog (pour une info et une requête importante) Cela se passe là !

- Nouvelle sur les zombies (brrr...!) Tu es sûr? Oui? Alors c'est là. Bonne lecture...

- Le Paradis C'est ici !

- Vampire monstre & co Là !

- Ma carrière (si j'ose appeler cela comme ça!) Ici !

- La curiosité peut parfois apporter de mauvaises rencontres C'est là !

- Le noir impénétrable (histoire de fantômes...) Ici !

- La nuit d'un loup-garou Là !

- Poèmes C'est là, ouhou!

- Le jour où je n'aurai pas dû être là... OUf, c'est ici !

- Le nuit où je n'étais pas sage... Enfin là !

- C'est la saint-Valentin Et puis...là !

- Appel à témoins! Enfin...là, enfin, pour le moment!

- Anniversaire... Meghane c'est par ici!!

- La tristesse (un poème à en pleurer) Après vous, je vous en prie...

- Déception (une histoire belle...) Allez, ne soyez pas timides!

- Episode épique, épisode tragique? C'est ici!!

- Une vidéo...mooglante! Ici moo très chers(es)

- Il neige. Il fait froid là-bas ^^ brrrrrrrr....

- Il fait beau et tu es belle... Il fait plus chaud déjà ici ^^

- Vide Ici, il y a une vie bien remplie ^^

- Le Mystère de la maison Partie 1 Partie 2 Partie 3

- L'amitié C'est que pour vous...

- Seul Ici, par ici...

- Fou Pour les gores...

- Amoureux Ici, on commence avec le joyeux!

- États d'âme Je me lamente sur cet article ^^

- Eaux des cieux, Eaux de Pluie Un poème rafraîchissant...

- Le Vent Un poème entraînant....

- La Foudre Un poème électrisant....

- Le Feu Un poème réchauffant qu'on a ici (avec toute cette neige ^^)....

- Pensées qui voguent, sur l'océan de la vie... Comment se perde sur l'océan de la vie...

- La Feuille blanche Une page pure et non souillée par la vie

- Hiver neigeux, Printemps pluvieux Voilà le résultat de notre modernité!

- Derniers mots de Volonté Une attitude pleine de courage!

- Soleil d'été, Nuage de cendres L'histoire de Pompéi...

- Calme de pendu Ici, au calme on aspire mais au supplice on s'expose!

- L'Opéra Une histoire colorée de musique!

- Quand tu n'étais pas là... Pauvres de nous...

- La voix de mon coeur est celle de ma peur... Venez donc voir là, perdez vous dans ce désert....

- Lettres tracées, vies passées.... Suivez ce lien....

- La seconde des combattants Venez voir la sueur de l'effort couler à flot (image pas très ragoûtante mais le texte en vaut la peine lol ^^, enfin je pense :D)








Bonne visite !

# Posté le mardi 06 juin 2006 14:27

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 09:22

Salem de Stephen King et Everworld de K.A.Apllegate

Aller, ça y est, c'est mon premier article et je vais vous raconter un peu Salem de Stephen King. Le décor est impècablement bien choisi, une petite ville perdue au milieu de la campagne; pour un livre d'horreur, avouez que c'est bon, non? Bref, les personnages sont quelques peu ordinaires, ce qui est fort décevant, mais les scènes où on à de l'action ont une atmosphère qui vous glace le sang, brrrrr...

Salem raconte l'histoire d'un petit village, Jerusalem's Lot qui n'avait rien d'extraordinaire mis à part le fait qu'elle possédait une maison que les villageois considéraient comme maudite depuis que ses propriétaires s'étaient entre-tués. Un étranger vient dans la ville et habite la villa, cela surprent beaucoup les villageois car l'inconnu n'avait pas tenu compte des mises en garde et avait insisté pour acheter la demeure. Mais dès son installation, des phénomènes étranges se produisent, on retrouve un chien empalé sur un des pics du portail du cimetière, un enfant disparaît... On dirait que Ben Mears va avoir du boulot, lui qui voulait retrouver ses souvenirs d'enfance...


A lire pour tous les amateurs de thrillers, c'est un livre génial. N'ésitez pas à m'écrire pour des commentaires, je les attends avec impatience!!!

Et oui, c'est de nouveau moi!!
Bon, alors cette fois, je vais vous parler d'un livre que j'ai lu ily des lustres mais que j'ai trouvé très sympa: Everworld.

Ce livre raconte l'histoire d'un groupe de jeunes au beau milieu d'une ville; rien de bien intéressant. Mais tout le devient, interessant, quand Sélène, une fille bizarre, avec des allures bizarres et des réactions bizarres se fait enlever par un loup géant tout droit sorti d'un lac; vous n'y comprenez rien? C'est normal, j'explique très mal. Bref, les amis de sélène plongent dans le lac pour porter secours à leur amie et ils s'évanouïssent au beau milieu du lac, là où un siphon est apparu, laissant ainsi passer le loup de l'autre côté. Lorsqu'ils se réveillent, ils sont pendus après une murailles, à environ 2 km du sol. ils se trouvent en fait dans le pays de Everworld, un monde où les dieux aztèques règnent en pratiquant des sacrifices humains. En effet, ces monstres se nourissent du coeur de leur concitoyens. Les amis, sont récupérés par une chose, horrible, qu'ils assoment pour pouvoir s'enfuir. Ils partent alors pour rechercher leur amie disparue, Sélène.

Bon, le livre est cool, les décors sont un peu chaotiques mais bon, tant pis. Les personnages sont assez sympas, mais ils sont chiant au bout d'un moment, surtout Sélène. Chiant du sens qu'ils sont lourds avec tous leurs mystères. Bon alors, pour ceux qui voudraient le lire, bon courage car moi je le trouve un peu gore, et je m'y connais!

# Posté le mercredi 07 juin 2006 05:52

Modifié le samedi 29 mars 2008 15:24

Un petit délire, un peu morbide: Depuis ce jour... (jusqu'où peut nous emmener le complexe d'Oedipe?)

Bon, c'est une petite histoire que j'ai écrite suite à un pari. Vous allez voir, c'est un peu horrible... Même moi je me demande comment j'ai pu écrire ça!

Je me sens seul. La pièce est glauque, les murs sont décrépis et seule une ouverture, une fenêtre laisse entrer la lumière balafre de la lune. La lune est pleine aujourd'hui; pleine comme un ballon, comme un visage, comme celui de ma mère. Ma mère, cette femme fabuleuse, pleine d'amour et de générosité. Je suis seul dans cette pièce, et j'ai peur ; pour la troisième fois, j'ai peur, peur de ce qui va m'arriver, peur de cette salle, peur de moi. Avant, je n'avais jamais peur et c'est depuis ce jour que j'ai peur de tout. Je me revoie encore, c'était il y a deux ans, un soir où je rentrais de l'université. J'avais alors 19 ans, l'âge de raison, à ce qu'on dit. Mon père est mort alors que j'avais 2 ans, ma mère vivait une vie paisible. Mon amour pour elle était infini, infini oui. Un peut trop peut-être. Je rentrais de la fac, c'était un soir comme les autres; enfin, non. Ma mère était dans sa chambre, avec un autre homme. Et lorsque j'ai crié mon habituel <<Je suis rentré !>>, elle n'est pas venue. Au contraire, je l'entendais jouir de sa chambre. Ses cris de plaisir étaient mêlés à ceux de l'homme qui était avec elle. Je courus dans ma chambre, pour fuir ces cris. Je m'assis sur mon lit. Non, ce n'était pas possible, elle ne pouvait pas me faire ça, je l'aimais trop pour ça et elle le savait. Habituellement, c'est moi qui étais à la place de cet homme. Je me sentis vide, trompé, trahi. En même temps, une fureur m'envahit, montant du fond de mon âme ; grondant, tempêtant contre elle et cet homme. J'entendis la porte de la chambre s'ouvrir, et des rires. Puis une autre porte, celle de l'entrée s'ouvrir puis se refermer. Enfin, la dernière chose que ma rage me laissa entendre, ce fut ma mère entrant dans son bain. Là, je sus ce que je devais faire pour qu'elle paye. Je me levai, mis quelque chose dans ma poche et pris la direction de la salle de bain. Quand j'entrai, elle parut surprise. Elle me dit un <<Tu es déjà rentré mon chéri ? je ne t'attendais pas si tôt>>. J'arrivais près de la baignoire, elle devait me le payer ! Je sortis les ciseaux de ma poche et, les tenant fermement, je les levai en l'air, prêts à frapper. Le visage de ma mère se tordit alors d'horreur, elle cria, je frappai. Elle devait me le payer ! Je la frappais et la frappais à nouveau. Elle criait, gesticulait, tordue par la douleur. L'eau de la baignoire se colorait de rouge mais je continuais de la frapper. Jusqu'à ce qu'elle se tut, je la meurtrissais avec les ciseaux. C'est bon, j'étais vengé. Je me mis à pleurer, et je pleure encore aujourd'hui. Je pleure comme j'ai peur, seul dans ma cellule. Je me trouve en prison, et tout ça depuis ce jour ; ce jour où ma vie bascula, ce jour où je suis devenu fou.
Un petit délire, un peu morbide: Depuis ce jour... (jusqu'où peut nous emmener le complexe d'Oedipe?)

# Posté le mercredi 07 juin 2006 06:47

Modifié le samedi 07 octobre 2006 05:58

Un autre petit délire rien qu'à moi: Le Réveil

Cette fois c'est une autre petite histoire que mes amis ont trouvé pas mal, ça parle de vampire. Il y a deux perso, à chaque fois que je saute une ligne, ça change de perso; bonne lecture...

Je me meurs. En fait, je suis mort. Je dors paisiblement dans mon lit de bois, ce lit où je ne vois rien, pas même les rayons de la lune. Mais aujourd'hui, je vais revivre ; aujourd'hui, je vais sortir, comme tous les soirs. Ce soir est différent, je le sens, c'est la grand jour. J'ouvre les yeux, ces yeux qui sont restés fermés si longtemps. Ses yeux rouges, je souris, de mes dents blanches comme la neige. Minuit sonne, le son des cloches effleure mes tympans. Je me remue et pousse le couvercle de mon lit. La pièce est sombre et vide. Je me dirige vers le miroir pour me contempler. Arrivé devant lui, le miroir me révèle un détail que j'oublie à chaque fois, je n'ai pas de reflet. Le dernier coup de minuit est mort ; pour moi, qui ai faim, il est temps d'aller donner la mort. J'ouvre la fenêtre, la lune éclaire doucement la ville. Sa lumière feutrée caresse mon visage. Je m'élance dans la nuit, poussé par une faim immense. Les toits, tout ce qui autour de moi, m'incite à avancer. Une nuée de chauve-souris me portent, elles m'indiquent par leur langage les proies potentielles.

Je marche dans la rue de Long Street, minuit est passé, ils sont sortis et pourtant, aucune trace d'eux, pas même un cri. J'espère toujours un signe, qui ne vient pas. Si ! Cette nuée de chauve-souris signifie qu'il y en a un. Je cours dans la rue de Long Street. Il ne faut pas que je le perde de vue. Ils vont beaucoup trop vite. Je ne pourrais pas les suivre longtemps. A moins que...non, c'est insensé, je ne sais pas si...Ah, ils s'arrêtent enfin.

J'ouvre la fenêtre, elles se sont enfin arrêtées. Ohoh, la belle proie qu'elles m'ont dégoté, je suis flatté. Devant, dort paisiblement une belle jeune femme. Elle doit avoir environ 20ans, cheveux blonds, yeux bleus (Pourquoi ? Je vois à travers la peau). Elle a aussi une magnifique gorge dans laquelle coule un exquis breuvage. Je m'approche, je sens comme une odeur poivrée, une odeur d'homme. Sa gorge est si belle, ses lignes, ses formes. J'approche ma tête de sa gorge et la mords sauvagement au cou. Elle se réveille, gémit, crie, puis me laisse faire mon travail...

Un cri, il vient de passer à l'action, il faut que je me dépêche. J'entre dans le bâtiment et monte à l'étage. D'un coup de pied, un mae gaeri, je brise la porte de la chambre. Il est là, face à moi, il me sourit de ses longues dents rouges. Je le sens tendu, c'est un nouveau à ce que je vois. Je prends d'une experte une étoile lumineuse et la lance sur lui. Il l'évite aussi facilement que si c'était une fleur. Seulement, mon shuriken se plante dans le mur et s'active. Je ferme les yeux et il bondit. Le shuriken explose et agit comme une grenade aveuglante. Je l'entends hurler de douleur puis plus rien. J'ouvre les yeux, il est là, devant moi, c'est le petit tas de cendre. Décidément, c'était son premier réveil. Je m'approche du lit, débouche une bouteille et fait couler de l'eau bénite dans la bouche et sur la gorge de la victime. C'est bon, elle est sauvée ; elle ne sait pas réveillée heureusement. Ça doit être l'effet de la drogue qu'ils sécrètent quand ils mordent, elles vous endorment pendant au moins 4 heures. Ils ont tout le temps nécessaire après. Je sors de l'hôtel et reprends ma marche le long de Long Street. Un autre cri déchire la nuit. Je souris, cette dernière ne fait que commencer...
Un autre petit délire rien qu'à moi: Le Réveil

# Posté le mercredi 07 juin 2006 07:36

Modifié le dimanche 01 mars 2009 07:28

Texte pour un concours: l'Archange

J'ai décidé de montrer ce que j'avais envoyé à un concours. Bonne lecture...

Il marchait dans le couloir du lieu dit Spellsword, un immense bâtiment qui se situait au beau milieu de la cité-port de Faragosse. Avec son air élancé et sa démarche qui lui avait valu de nombreuses moqueries, Frédéric Van 'Eder marchait seul. Le festival n'avait pas encore débuté, les préparatifs étaient en cours. Il était chargé de protéger la salle aux artefacts magiques d'une tentative de vol. Soudain, il s'arrêta; il avait entendu quelque chose. Un bruit inhabituel était venu troubler ce silence monotone. Tous les sens en alerte, il se retourna. Fédéric vit alors que tous les chandeliers alignés le long du couloir s'éteignaient les uns après les autres. Il voyait l'obscurité grandir devant lui, avalant tout sur son passage. Puis, le couloir fut plongé dans les ténèbres.
-Incantum satulum. murmura-t-il
Une faible lumière apparut à l'endroit où il se tenait, éclairant timidement le sol. On aurait dit que celle-ci luttait contre les ténèbres qui cherchaient à l'avaler. Il resta là, un moment, scrutant ces derniers pour essayer d?apercevoir quelque chose. Malheureusement, dans sa tâche, il ne vit pas que des mains jaillissaient de l'obscurité et elles firent scintiller sur sa gorge la lame d?une dague. Au contact du métal froid contre sa peau, il se raidit. Il se mit alors à lutter de toutes ses forces, de toute son âme, de tout son corps tandis que les mains l'entraînaient implacablement au c½ur du néant. Il eu un bruit de chute et la lumière qui, jusque là, scintillait faiblement sur place, fut vaincu par cette obscurité vorace et s?éteignit. Deux yeux rouges, semblables à ceux des démons surgirent alors de l'endroit où la chute s?était produite. Un homme vêtu d'une tunique sombre progressait d?un pas assuré. Derrière lui, les chandelles se rallumaient, éclairant ainsi une large flaque rouge qui s'étendait de seconde en seconde et, un peu plus loin, découvrant le corps sans vie de Fédéric, qui périt, la carotide tranchée. Quelque chose nous dit que le festival ne se passera pas comme la Confédération des Sorciers l'avait prévu...
L'homme progressait avec la démarche et l'agilité d'un chat. Ses mouvements étaient fluides et sa tête était recouverte d?une cagoule, ne laissant apparaître que ses yeux d'un rouge rubis. Son nom était Elvin Con 'Edura et il se faisait appeler l'Archange. C'était un des acolytes de Toundra, le chef de la guilde d'Eltoura, qui avait pour actuel but de faire une petite surprise à la Confédération des Sorciers en lui dérobant des artefacts magiques de grandes valeurs. Ils avaient alors organisé leur méfait et s'étaient dispersés dans tout le bâtiment. Leur but: trouver la salle dans laquelle étaient entreposés les artefacts magiques et dérober les plus puissants. Elvin avait pour le moment parcouru toute l'aile Ouest et entrait dans l'aile Nord, grignotant un peu de terrain à son coéquipier. Il n'avait rencontré que quelques sorciers et s'était aussitôt servi de ses dons obscurs pour les mettre hors d'état de nuire. En effet, lors d'une guerre, il avait été capturé par l'ennemi; ce qui lui avait permis d'acquérir une grande agilité et une excellence dans le domaine du camouflage et du combat. D'ailleurs, depuis ce jour, il avait souvent été chargé, contre une modique somme, de s'occuper du cas de certains. Il se remémora les parole de Toundra: << Il faut que vous cherchiez une porte en chêne massif portant une inscription, comme une énigme.>> Or, pratiquement toutes les portes portaient une inscription, il fallait faire donc preuve de malice. Il s'arrêta car il remarquait un petit défaut sur le sol devant lui. Elvin se pencha, l'observa méticuleusement et remarqua que celui-ci comportait une multitude de trous. Il se leva, s'éloigna, pris un petit galet rond dans sa poche et le lança sur la zone suspecte. Sous le choc, d'épais pics d'acier d'au moins une paume(1) dépaisseur jaillirent du sol!!
<< Heureusement que je l?ai vu>> se dit-il. Il se trouvait à présent devant une porte en pin massif sur laquelle était gravée une inscription:

Le pauvre l'a
Le riche en manque
c'est mieux que le paradis
mais pire que l'enfer


Elvin réfléchit longuement, << Qu'est ce qui est mieux que le paradis?>> pensa-t-il. << À ma connaissance, rien. Mais c'est illogique. Oui, illogique; mais y a-t-il une logique dans tout ce que l'on fait? Non.>>
-Rien. dit-il d'une claire et intelligible voix
Aussitôt, la porte pivota. Elle découvrit une vaste salle vide où d'innombrables colonnes entravaient le chemin menant vers la prochaine porte. L'Archange commença alors à progresser à travers la salle. Rien ne semblait bouger, la salle était décidément vide. Tout à coup, les colonnes mirent à se mouvoir avec une rapidité hallucinante. Elles changeaient constamment de place et, au bout d'une dizaine de secondes, elles avaient encerclé Elvin. Celui-ci, voyant qu'il était pris au piège, essaya de se calmer, en vain. La mobilité de ses colonnes semblait avoir pris le dessus et il était dans l'incapacité de se concentrer. Seulement, il savait qu'il fallait qu'il se sorte de ce guêpier rapidement car plus les secondes passaient, plus le cercle se refermait. S'il n'agissait pas vite, il allait périr écrasé. << Voyons, pensa-t-il, l'obscurité ne marchera pas, ni la techniques des ombres. >> Il regarda de nouveau autour de lui, cherchant éventuellement une faille dans ce piège. Bien sûr, un autre aurait dit qu'il avait un pied dans la tombe mais lui avait l'habitude de penser le contraire des autres. Il y avait une raison à cela: il n'était pas les autres. Il n'était pas les lâches, les trouillards, ni encore les bonimenteurs ou les beaux-parleurs qui couraient les rues. Lui, lorsqu'il disait qu'il avait fait quelque chose, c'est qu'il l'avait réellement fait. Le cercle n'avait plus qu'un diamètre d'une toise(2), une minute et la partie était perdue. Mais il y avait un hic, c'est qu'il avait trouvé le faible de ses colonnes parmi les techniques qu'il connaissait. << Les colonnes sont faites de pierres, s'était-il dit, et la pierre fond en présence d'une trop forte chaleur. >> Il joignit ses mains et commença à faire une série de mouvements. Son but était, en faisant appel à un rayon de soleil, d'augmenter la température de l'endroit où se trouvait les colonnes sans pour autant modifier la température autour de lui. Ensuite, il effectuerait une autre de ses techniques pour appeler le froid qui ferait durcir la pierre en fusion. Feu, lumière, soleil, chaleur et orage; ce fut les mouvements qu'il exécuta. Il devait invoquer chaque élément et ensuite les combiner pour obtenir le rayon. Le cercle rétrécissait toujours autant et le temps pressait à présent. Plus que 50 secondes, 49, 47, 46. La sueur perlait son front car cet exercice requérait une intense concentration et une dextérité surhumaine. Un nuage commençait à se former au dessus de lui. Cela signifiait que l'orage était près. Un mouvement de raté et Elvin recevait la destruction qu'il avait rassemblé au dessus de lui. Le nuage prit une teinte orangé, puis jaune. La lumière et le soleil avait également rejoint le lot. 25, 24, 23, 22, le temps pressait!! Le nuage vira alors au rouge vif; le feu et la chaleur était là. 15,14,13; Elvin leva les mains vers le nuage et celui se mis à tournoyer, de plus en plus vite. 9,8,7; le nuage allait de plus en plus vite. 5,4; Elvin pointa enfin ses mains vers les colonnes et l'atmosphère autour de lui changea. L'air devint d'un jaune éblouissant, la chaleur augmentait à une vitesse ahurissante! 3,2,1; l'atmosphère redevint calme. Autour de l'Archange, les colonnes ou je devrais dire la pierre en fusion avaient cessé leur progression. Mais la pierre, liquide, coulait et se rapprochait dangereusement d'Elvin. L'Archange fit un rond avec son pouce et son index et souffla à travers celui-ci. L'air expulsé passait à travers le rond et subissait une accélération fulgurante, il invoquait le vent pour repousser la pierre qui ne cessait de vouloir l'atteindre. Ainsi, il gagnait quelques secondes, quelques. Il fallait maintenant invoquer le froid, la neige, la tempête et la glace pour arriver à ses fins. Il recommença à invoquer par des gestes, ses jambes tremblaient, sa respiration était saccadée et ses mouvements étaient de moins en moins précis: la fatigue s'accumulait. Un bloc de glace l'enveloppa. La température baissa et une manteau blanc se mit à graviter autour du bloc. Il restait la tempête, la plus dure à invoquer. Il respira profondément, au moins une fois. Sa concentration était telle que la chaleur autour de lui attaquait la glace. Il fit deux ronds avec ses doigts, semblables à celui du vent, comme des jumelles. Seule exception faite que ses deux derniers doigts formaient un V devant les cercles. Elvin souffla. L'air autour de lui se refroidit d'un coup, le froid le paralysa. Mais il ne fallait pas s'arrêter de souffler, sinon, les carottes étaient cuites. Un nuage, semblable à celui de l'orage, mais bleu, l'enveloppa. L'air commençait à lui manquer. Mais s'il n'attendait pas le signal, il ne pourrait plus jamais expirer. Son souffle diminua, son visage devint rouge
vif. Au moment où il allait abandonner car l'air lui manquait, le signal fit en fin surface, bang!!! C'était le tonnerre qui grondait à nouveau. L'Archange s'arrêta aussitôt de souffler, à bout de forces. La glace fondit, il put enfin apercevoir la tempête qui se déroulait autour de lui. Des giboulées de neiges et de grêle s'abattait sur la pierre chaude. Il pouvait même voir le froid avancer. C'était simple, il suffisait de regarder l'épaisse couche de glace qui recouvrait le sol et progressait vers le magma. Les dalles craquaient sous l'effet du choc thermique. La glace arriva sur le magma. Au début, elle fondit mais elle refroidit la pierre, petit à petit. Au bout de deux minutes, le sol était redevenu dur. Elvin souffla et s'affala. Son état de fatigue était tel qu'il s'endormit en plein milieu du territoire ennemi, chose qu'il avait appris de ne jamais faire car elle coûtait souvent la vie. Lorsque l'Archange se réveilla, le sol était dur et il ne fumait plus. Elvin était seul au milieu de la pièce. Il semblait qu'il avait récupéré son énergie; cela se voyait car il pouvait se mouvoir comme avant. << Cette salle était drôlement bien protégée>> pensa-t-il. Seulement, il n'était pas au bout de ses peines car la porte, lorsqu'il l'ouvrit, donnait sur un long couloir qui s?enfonçait dans les ténèbres. << Il fait noir? dit-il. Ça m'arrange.>> Et il s'enfonça dans le néant.
L'Archange marchait depuis au moins trois quarts d'heure, la guilde n'avait pas prévu ce système de protection, une ½uvre des magiciens à coup sûr. Loin devant lui, à encore sept cent mètres de lui, deux yeux rouges apparaissaient devant la porte et fixaient devant eux avec une détermination à toute épreuve. Elvin bien sûr ne savait pas qu'il y avait quelque chose et il progressait à très vive allure! Arrivé à la porte, il ne vit rien, la porte, uniquement. Alors, il la poussa pour l'ouvrir. L'archange fut alors repoussé en arrière et projeter un peu plus loin. << Bon sang! se dit-il, Comment est-ce que je vais bien pouvoir passer?>> C'est alors qu'il remarqua qu'il y avait aussi sur cette porte une inscription:

Trouves le gardien de cette entrée
Et change ainsi ta destiné
Saupoudres l'once qu'il détient
Et offres ses présents aux tiens
Mais attention, choisis le bon
Car la question n'a qu'une réponse
Avec une des autres tu échoueras
Et la mort t'emportera


Elvin relut l'inscription au moins trois fois avant de comprendre ce qu'il fallait faire. << Trouves le gardien de cette entrée, se redit-il; parce que cette entrée a un gardien? Eh bien, on va le retrouver.>> Et il repartit en sens inverse, scrutant l'obscurité, attentif au moindre bruit. Au milieu du couloir, il y avait une chose qui n?était pas là avant et l'Archange put le percevoir. Une rangée de douze statues se succédaient; douze gargouilles. Elvin avança prudemment, pas après pas. Il parcourut l'allée, observant les gargouilles sous tous les angles. << Et en plus, je ne peux pas jouer sur les différences, il va falloir que j'invoque la vérité.>> Elvin respira profondément, et s'immobilisa au niveau de la sixième statue. A partir de là, il décrivit un cercle avec ses bras et entama une série de gestes. Air, terre, feu, eau, métal, il invoqua chaque éléments. Puis il passa au lettres. << En invoquant tous les éléments, je peux invoquer le nom de la vérité.>> V, E, R, I, T, E; Elvin plaça ses mains devant lui, comme pour expulser quelque chose. Une boule sortit de ses paumes, une boule bleue et rose qui explosa, irradiant ainsi chaque statue. La première statue brilla, puis le deuxième, puis la troisième et enfin et toutes se mirent à miroiter ainsi une à une jusqu'à la dernière. << Elles contiennent toutes quelque chose!!>> Il se plaça devant la première et l?observa, puis il passa à la suivante. Arrivé à la cinquième, il remarqua que celle-ci portait une entaille au niveau du cou. << C'est celle-là, se dit-il, j'en suis sûr!>>Il leva sa jambe et l'abattit sur la statue qui se brisa comme du verre. Aussitôt, les autres statues disparurent alors qu'une poudre tombait de la gargouille restante. Elvin mit sa main dessous et la recueillit au creux de sa main. Il se leva et regarda son "destin": soit sa mort, soit sa réussite. Son "destin" était d'une couleur orange, plutôt joli. L'archange se dirigea alors vers la porte, respira un bon coup, sachant que ça allait être peut-être la dernière fois qu'il le pourrait et versa d'une traite le contenu de sa main sur l'inscription. Celle-ci se mit aussitôt à briller d?une lueur dorée et, lorsque cette lueur s'estompa, le message avait changé:

La clef a été trouvée,
Tu peux donc passer


L'archange souffla bruyamment. Puis il poussa la porte. Celle-ci donnait sur une vaste, très vaste salle remplie d'objets étranges. Il n'en était pas sûr mais après être devenu invisible une fois un anneau à son doigt, il n'eut plus aucun doute. Sortant un sac qu'il remplit à ras bord, il entendit des bruits de pas. Il établit une communication mentale avec les autres. Thomas? Mort. Louis? Mort. Lucile? Morte. Il tourna alors tous ses espoirs vers Toundra. Lorsqu'il vit que la communication était impossible, il soupira. Il tenta alors quelques autres "connexions". Sur neuf des ses compagnons, six s'étaient faits tués. Les sorciers les avaient repérés, pas de doute!! Elvin prévint les trois survivants et jeta son sac sur ses épaules. Il ne fallait pas traîner là! Il courut à travers les couloirs; grâce à l'entraînement qu'il avait subit, il avait une endurance hors du commun. Elvin déboucha enfin au bout de vingt minutes dans l'allée nord. Il vit qu'il était encerclé. Les sorciers étaient partout! Son regard se tourna alors vers le balcon face à lui, la seule issue. L'archange courut de toutes ses forces et sauta, que pouvait-il faire d'autre? Il frôla de près les pointes d'une charrue renversée à l'envers et tomba sur une motte de terre à peine plus loin. Elvin serra les dents car, même si sa tête avait échappé aux pointes de cette charrue, son mollet, lui, avait souffert. Il avait été déchiqueté, empalé par un des pieux. Il devait fuir! L'archange partit, blessé, se réfugier dans la forêt. En route, il fut malheureusement touché par un sort, l'expicis adenis, sort créant des flèches d'acier, deux pour être plus précis. Quand celles-ci lui transpercèrent les épaules, il se dit qu'il avait bien du tout faire pour les éviter: deux roulés-boulés, une pirouette arrière et un saut de l'Archange(3). De la forêt, il fit une technique de régénération, seule témoin de ses courtes études de paladin. Et c'est de sa cachette qu'il put voir la bâtisse, encerclée de sorciers. Les survivants de la guilde, ses coéquipiers, sortirent en trombe du manoir. Les mots fusèrent alors, remplis de haine et le tonnerre gronda, foudroyant les trois voleurs. Où plutôt les deux voleurs et la voleuse. Elvin serra les poings, il prit conscience qu'ils s'étaient attaqués à trop gros. Mais il n'y avait pas de place pour les sentiments dans la vie d'un assassin. Seulement, il ne restait plus que lui, Elvin l'archange, pour tout reconstruire, pour reformer la guilde. Il partit alors avec un but précis et disparut dans la dense végétation de la forêt, telle une ombre ou un fantôme s'évaporant dans la nature.






1: Unité utilisée au Moyen-âge, une paume correspond à environ 7,60 cm.
2: Unité utilisée au Moyen-âge, une toise correspond à environ 194,9 cm.
3: Saut personnel qui constitue à plonger sur le sol, se réceptionner en sortant deux shurikens et les lancer en se retournant pour ainsi mettre en déroute ou tuer ses poursuivants.
Texte pour un concours: l'Archange

# Posté le mardi 18 juillet 2006 13:32

Modifié le samedi 07 octobre 2006 06:05